Design process

Conception personnelle 2/3

L’objet à terminer.

Certains produits sont vendus en tant qu’objets-à-terminer. C’est par exemple le cas des Wallpaper Games proposés par le collectif 5.5 Designersou le projet Panier percé conçu par Ionna Vautrin et Guillaume Delvigne.

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PANIER PERCE' Jacquard2

L’utilisateur peut ainsi concevoir selon ses propres règles, selon son goût, ses envies etc. Il prend une part plus importante dans la conception. Il achète un cadre et le rempli lui-même, s’amuse à l’intérieur de celui-ci. Nous sommes dans le metadesign si l’on suit le discours de De Kerckhove ou de Youngblood :

Le metadesign met les outils plutôt que les objets du design dans vos mains.

Derrick De Kerckhove

Le metadesign est la création de contexte plutôt que de contenu.

Gene Youngblood

Le cadre est intéressant dans mon projet. Il va falloir cadrer « qui fait quoi », « quelle sont les limites de chacun ». Mon travail va être de concevoir le cadre que le professionnel proposera à ses clients. Le cadre ou contexte dans le cas du Panier percé, est le kit tandis que pour le Wallpaper game il s’agit du papier peint. Il s’agit ici d’objets, ou d’association d’objets. Mais le contexte peut également être un espace ou un temps. Prenons l’exemple d’un concept-store basé à San Francisco. Celui-ci propose un espace, des machines à coudre, du tissu et un savoir-faire. Les « acheteurs » de se services, qui sont d’ailleurs principalement des « acheteuses », viennent concevoir dans cet espaces leurs idées, leurs envies, tout en étant encadré, conseillé par des professionnels. Dans ce cas nous ne sommes quasiment plus dans un schéma d’objet-à-terminer, mais bel et bien dans un schéma d’objet à assembler, ou d’objet à faire. L’objet à terminer propose donc à l’utilisateur une expérience de conception encadrée, contextualisée.

nikeid_small

C’est aussi le cas du concept de NIKEiD qui offre à l’utilisateur un pouvoir de conception. Il est intéressant de constater que le NIKEiD a d’abord été un site web et que par là-suite le concept s’est étendu à des espaces réels dédiés à la customisation des baskets à virgules, les NIKEiD Studios lancés en 2007 à New York. Ces espaces mettent à dispositions des interfaces de conception sur lesquelles on peut choisir parmi 54 modèle de chaussure, les couleur et les matériaux. Jusque là rien d’extraordinaire. Mais les NIKEiD Studios proposent aussi aux clients d’être encadré et conseillé par des consultants en design. Si l’on écoute Trevor Edwards, vice président de Nike, c’est le consommateur qui fait le produit, mais plus fort, c’est désormais le client qui fait la marque :  »Le monde a changé. Les consommateurs interagissent avec les marques d’après leurs propres termes. [...] Le NIKEiD Studio permet aux consommateurs de créer leur expression de la marque Nike ». Car les créations réalisées par les fans de la marque peuvent être vendues. Le client fait donc exploser le catalogue Nike.

Ressources :

1 Comment

    [...] Je relève aussi article très intéressant de Fred Cavazza intitulé « Vers des marques générées par les utilisateurs« . Ce principe n’est pas sans rappelé les discours concernant les NIKE ID que j’évoquais ici. [...]

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